Compagnon  (Matos) posté le mardi 24 août 2010 00:02

Mon Olympus 725 WP, appareil numérique étanche, m'a lâché après 4 ans de bons et loyaux services. Il m'aura suivi sur tous mes raids et la plupart de mes sorties. Il en a vu de toutes les couleurs, il m'a suivi dans les canyons, parfois même souterrains, en trek à toutes les altitudes, en kayak ou canoë sur mers, lacs et rivières, en VTT, en roller (il a filmé en direct la chute qui m'a valu une fracture d'un rein...), en VTT sur les chemins de pas mal de pays.

Très satisfait de la marque, j'ai acheté le même en mieux (mais un tout petit peu plus gros), avec la possibilité de filmer plus facilement et accès vidéo plus rapide, de faire des panoramas en auto ou avec le log, un menu plus complet et possibilités augmentées.

En mieux aussi parce qu'il passe à 10 m de profondeur sous l'eau au lieu des 5 m du précédent (qui n'est jamais allé jusqu'à 5 m, mais qui peut le plus...), une résistance anti-choc accrue, anti-écrasement et résistance au froid accrue également (-10°C).

Une carte SDHC 16 G pour plus de 6H00 de vidéo ou plus de 4000 photos et une batterie supplémentaire pour ne jamais être à court. J'ai aussi fait l'acquisition d'une dragonne flottante pour éviter d'emporter en mer mon flotteur artisanal mais plus volumineux.

Le Tough 8010 va chauffer dès septembre puisqu'il va assurer le reportage à l'Eurobike !

Pour info, matériels achetés chez Digit Photo, meilleurs prix, rapides et pros.

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Eurobike 2010  (Matos) posté le vendredi 20 août 2010 17:14

Equipée sauvage en prévision sur l'Eurobike 2010 à Friedrishchafen (ALL) du 1 au 4 septembre.

Beaucoup de boulot sur place mais beaucoup de plaisir en perspective. Les journées seront longues avec recherche de matos et équipements orientés raid aventure (accessoires, outillage, bagagerie...), des contacts à prendre pour le shop (withspirit.fr), des contacts à confirmer pour le team (Issy Aventure), des tofs et essais à faire et prévoir pour le mag (endorphinmag.fr).

De nombreux kilomètres de marche, beaucoup de tchache à prévoir sur l'intégralité du salon. Je vais heureusement accélérer sur les stands "route" où mon intérêt est moindre mais je serai très attentif aux  vélos électriques, sujet qui me tient à coeur car je crois très fort à ce moyen de locomotion urbain et la technologie évolue très vite.

Je m'attacherai particulièrement à trouver un compteur vélo avec un road trip efficace et rapide, des éclairages innovants (découverte de la lampe Piko chez Lupine), les nouveautés LEZYNE dont la pompe à pied Traveller, les constructeurs GPS, la gamme Sunn 2011, les pédaliers Lightning, les pneus, les selles VTT Prologo 2011...

Un dossier photo sera édité tous les soirs sur le site d'endorphinmag.fr.

Vous souhaitez que je photographie du matos ou vélo en particulier ? Envoyez moi vos demandes, je tâcherai de vous faire ça.

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Roues Feather sur withspirit.fr  (Matos) posté le vendredi 13 août 2010 23:47

Les roues VTT UN Feather, à 1550 gr la paire sont en vente sur withspirit.fr.

Un prix canon à 240.00 la paire pour ces roues légères avec des composants de qualité, 28 rayons DT compétition 2.0/1.8/2.0, des moyeux 6 trous pour disques, roue libre alu à double cliquet et roulements annulaires.

Pour montage tubetype mais possibilité de l'équiper tubeless (scotch et valves Stan pour 20.00 euros supp. sur demande).

Livrées avec serrages rapides.

Idéales pour une montée en gamme de votre paire de roues ou pour une deuxième paire pour soulager vos roues haut de gamme.

Montées sur les VTT Sunn d'origine, ces roues équipent plusieurs vélos du team Issy Aventure, en montage tubeless à base de matos Stan NoTubes et donnent entière satisfaction.

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Ultimate XC 100 km VTT  (Crapahut) posté le mardi 10 août 2010 13:21

JOUR 3
Lever très tôt à 4H00 du matin pour un départ 5H00 de la caravane de course vers le lieu du départ. Mon Sunn Shamann est chargé sur un énorme pick-up et nous partons pour 30 minutes de route, tous les challengers ensembles. Déjà, deux blessés suite au trail ne participeront pas à la troisième épreuve.
Sur les lieux du départ, nous retrouvons tous les participants au 100 km, venus spécialement pour cette épreuve.

A noter le ridicule de la fédération québecoise de cyclisme (FQSC) qui ne reconnaît pas cette épreuve et menace de pénaliser les coureurs cyclistes adhérants en cas de participation. Une telle bêtise est affligeante et là encore, nous pouvons voir à quel point le rôle de l’argent et des intérêts égoïstes dans les fédés peuvent nuire au sport et freiner de très belles organisations. Comme par hasard, naturellement, sachant que j’étais français, des coureurs sont venus me voir pour se plaindre et souligner cet état de fait, se disant désolés et ecoeurés de cette situation.

Départ rapide et roulant, il faut en profiter car le parcours n’est pas réputé rapide. Le flot des bikers s’étend et nous attaquons les sentiers monotraces qui nécessitent parfois de marcher et où il est nécessaire d’avoir une transmission très bien réglée car les twisters ou shifters sont incessemment sollicités.
Petite moyenne sur les 15 premiers kilomètres, puis un peu de roulant qui fait espérer pouvoir voir défiler les kilomètres, mais il n’en est rien, les pistes paraissant roulantes sont molles et il n’y a pas moyen de bien lancer la machine, surtout que pour les challengers, les jambes ont encore le trail qui leur pèse.
Jusqu’au kilomètre 68, j’alterne VTT, portages, poussettes sur des chemins très variés. Cette épreuve est au VTT ce que le Camel Trophy est à la voiture, avec des sentiers improbables, mais personne ne se plaint, on est venu pour avoir notre dose et Dan DeRosiers, le grand gourou, y veille constamment.

Après le cutt-off, les chemins deviennent plus roulants mais pas forcément plus rapides, avec l’ascension du Mont Tremblant par une piste, puis la descente (garnie de quelques sacrées grimpettes) qui durera 20 km.
La désescalade du Mont Tremblant est très technique, avec des blocs rocheux, racines, galets, des passages étroits entre les arbres, des passerelles type North Shore, il faut assurer et s’appliquer sur les trajectoires, impossible de prendre de la vitesse, les freins chauffent mais je me régale, presque tout passe sur le vélo.
Mais si pour une fois j’ai l’impression d’avancer, la descente ne finie pas, j’entends les clameurs de l’arrivée mais cela ne fini jamais et au moment de basculer sur le rush final, le bénévole d’un point de contrôle m’annonce une dernière boucle de 20 minutes avant de pouvoir me diriger vers le finish.
A bout de forces, il fait chaud, l’eau de ma poche à eau est chaude, mes poignets qui ont déjà souffert du kayak me font mal, je m’empresse de me jeter dans la descente pour boucler la boucle, et là, je descends, je descends, sachant qu’il va falloir remonter tout çà pour repasser au point de contrôle, mon moral baisse au fur et à mesure de l’altitude. Cette descente très technique va s’enchaîner avec une remontée sur un « sentier à chevreuil » comme les appelle les québecquois, sentier ouvert quelques jours plus tôt mais magnifique, avec le passage auprès d’une chute d’eau où l’envie de me baigner me saisie fortement. Mais le désir de passer la ligne et d’être le premier français finisher de l’Ultimate Xc domine et je me refais une santé, termine l’ascension et m’élance dans la partie finale pour passer la ligne d’arrivée en 11H36.
A titre de comparaison, Christophe avait couru les 100 km de Millau 15 jours auparavant en 8H00, et il mettra 13H00 pour couvrir les 100 bornes du parcours de l’Ultimate XC.

Voilà, c’est chose faite, là encore, remise des souvenirs au passage de la ligne avec la médaille des 100 km VTT et celle de Finisher Full Solo, celle pour laquelle je suis venu, et rejoindre le club très fermé des finishers de cette formidable compétition.


Bilan : Christophe Derouch, qui a également participé à la compétition, confirmera mes propos qui peuvent vous assurer combien cette course est belle et fantastique. Je vous encourage à enjamber l’océan pour y participer. Cela demande un peu d’organisation, mais en se motivant mutuellement, pour courir le solo ou en équipe, diviser les dépenses pour l’hébergement et les frais hors course, vous pouvez vous lancer dans l’aventure, sous réserve d’une bonne préparation physique et d’une bonne motivation. Pourquoi ne pas partir en famille et passer une semaine ou deux inoubliables à Mont Tremblant et au Québec.
Pour préparer votre projet, vous trouverez tout aisément sur la toile et au besoin, n’hésitez pas à me contacter par l’intermédiaire du magazine ou par la page Facebook de ce dernier.
Un pack pour coureurs européens est également en prévision pour les éditions futures.

Pour finir, un grand merci à Dan, grand instigateur de cette belle organisation, ainsi qu’à son équipe et à tous les bénévoles sur les courses, toujours très serviables et souriants, chaleureux comme tous les Québecois, un grand merci et un grand bravo à tous les participants, tous acteurs de cette très belle ambiance et un gros coup de cœur pour cette course et cette région.
Le site de la course : www.ultimatexc.com

Résultats Full Solo Challengers :
1- Bob Miller - Ontario – Canada – total de 23H18
2- Benoît Letourneau – Ontario – Canada
3- Erik Grimm – New York – US
5- Patrick Lussier – Québec
10-  Jennifer Moos – Floride – US – 28H31 – 1ère féminine
14-  Patrick Lamarre- Aveyron ;- )  France – 30H00
16-  Christophe Derouch – France- 33H11


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Ultimate xc : le trail  (Crapahut) posté le vendredi 06 août 2010 13:17

JOUR 2
Départ du trail à 7H00 le matin, juste le temps de prendre une photo au départ avec Christophe et il faut se placer sur la ligne, les challengers et coureurs du 56 en tête.
Le corps un peu engourdi, il va falloir trouver le rythme rapidement car les difficultés commencent immédiatement.
Après un petit tour dans le village pentu, nous empruntons sur quelques centaines de mètres une piste cyclable avant de plonger dans la forêt par un sentier. Nous sortirons de la forêt 55 km plus tard !
Au bout d’une dizaine de kilomètres nous devons progresser dans le lit d’une rivière pendant 4 km. Les premieres centaines de mètres sont difficiles, avec parfois de l’eau jusqu’aux aisselles. L’eau est froide, pourvu que cela ne dure pas ! Avec de l’eau jusqu’à la taille, difficile de progresser, les minutes défilent et il faut passer le premier cutt-off (porte horaire).

Heureusement, la rivière s’élargit et nous pouvons enfin courir à nouveau, avec de l’eau au maximum jusqu’aux genoux mais des galets très glissants, rendant les appuis fuyants. D'ailleurs, sur une chute, je cogne un rocher et je m’éclate le cuir chevelu. Mon crâne se met à saigner mais je ne suis pas sonné, je continue sur le même rythme jusqu’au cutt-off où je peux changer mes chaussures après avoir nettoyé mes pieds, pleins de sable et de boue.
Petit complément en eau et la course continue, avec rapidement une ascension, puis une autre, un parcours difficile et technique où on ne peut jamais allonger la foulée, chaque poser de pied doit être appliqué ;


Premier passage sur le sommet du Mont Tremblant, c’est bon pour le moral. Derrière, une descente interminable. Au fur et à mesure, je me dis qu’il va falloir tout remonter et je m’inquiète un peu. Prochain ravitaillement puis départ sur un petit sentier en montagnes russes, avec des traversées de tourbières, des montées abruptes,  et les jambes commencent à faire mal. Mais je reviens sur pas mal de coureurs qui explosent au bout de 30 à 35 km de course, c’est bon pour le moral mais il faut gérer le rythme, l’eau et la nourriture pour ne pas subir le même sort.

C’est bien des heures plus tard que je repasserai au sommet avant d’attaquer la descente finale, sur 7 km, où je perdrai, par mon manque de technique et mes douleurs aux pieds, les quelques places que j’avais grapillé sur la dernière bosse.
Le final est fantastique, nous traversons le village entre deux banderoles, voie réservée aux coureurs et les passants, commerçants, tout le monde applaudit et pousse des cris de cow boys à notre passage. Des frissons me parcourent le dos et des larmes me viennent aux yeux, accompagnant l’endorphine qui monte à mon cerveau pour ce finish de rêve où se mêlent émotion, joie de finir et d’arrêter de souffir pour aujourd’hui.
Un formidable souvenir, surtout que c’était le premier vrai trail que je courais de toute ma vie, même si j’avais déjà parcouru ces distances en raid aventure mais avec un rythme plus lent.
En passant la ligne d’arrivée, je reçois la médaille commémorative du trail 56 km 2010, trail que je cours en 9H49, le premier challenger, l’américain Bob Miller (Ontario) étant en 7H14.

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