On
l’attendait depuis longtemps et le moins que l’on
puisse dire c’est que nous n’avons pas été déçu !
Caroline, Yoan, Pat et Djé avions répondu favorablement et avec
enthousiasme à l’invitation d’Anaïs et de son papa,
Michel pour un week-end d’entraînement musclé dans le
Massif du Caroux.
Le programme s’annonçait corsé
mais on en attendait pas moins de la part de Michel, organisateur
du très beau Raid de
Lunas et chef de file de l’association
Taill’Aventure. RDV donc
dans le fief du clan Vidal à Taillevent, à coté de Lunas ce samedi
matin à 8h30. Nous retrouvons Yoan, en provenance de Toulouse, déjà
sur place depuis la veille. Tout le monde s’active pour les
derniers préparatifs. Les amis de Michel et Gaël, le frère
d’Anaïs, sont là. Il est temps de partir.

On débute donc cette journée par une
grosse section de VTT, plus de 50 km au programme et surtout 1800
mètres de D+ et environ 1000 mètres de D-. Nous sommes 14
vététistes au départ de cette section, le groupe est assez
homogène. Très vite la pente s’élève et nous attaquons la
première ascension de la journée, 600 mètres plus haut nous
atteignons notre premier col, le vent souffle déjà assez fort comme
l’atteste la caravane sur le toit que nous y
trouvons.


Il est temps de remettre la veste
Goretex. Les cols s’enchaînent (Col du Liourel,
col du Layrac, la Croix de Marcou...), à midi on
s’arrête dans une canole, à l’abri du vent
pour se ravitailler en calories, l’ambiance est excellente,
ce qui n’est pas le cas de la météo. Il ne fait pas chaud sur
les hauteurs, on ne s’attarde donc pas trop d’autant
plus que la route est encore longue avant d’arriver au
gîte.

Quelques coups de pédales plus tard
on arrive au sommet de l'Espinouse à 1124 mètres puis
rapidement sur les crêtes de la Montagne d'Arrêt. Le vent y
souffle en rafale à plus de 100 km/h. La progression devient
impossible sur le VTT, Gaël finira d’ailleurs dans le maquis,
éjecté par le vent… Nous sommes donc obligés de pousser nos
montures, ça devient même compliqué de marcher. Incroyable, le VTT que je tiens par le
guidon monte à l'horizontale à côté de moi, il se met "en drapeau".
Si je ne le tiens pas fermement, pour sûr, il
s'envole
. Bernard (Taill'Aventure) nous avait
prévenu, il a été mesuré des vents classés 12 sur l'échelle
Beaufort. On a moins rigolé quand on s'est trouvé dans un col
dessiné sur les crêtes, où l'effet Ventury créé par le relief nous
a méchamment bousculés
.


Enfin vers 15h30 nous arrivons au
village de Douch, niché au
cœur du Massif du
Caroux au milieu de nulle part à environ 900 mètres
d’altitude. Michel y a réservé un sympathique gîte. On est
bien content d’arriver pour pouvoir se mettre au sec et à
l’abri du vent. Seul souci à notre arrivée, le chauffage ne
fonctionne pas. Après plusieurs interventions sur le tableau
électrique, nos électriciens en herbe arriveront à le remettre en
marche, ouf !!!!! Pendant que nous prenons une bonne douche et que
nous profitons du ravitaillement apporté par Sylvie, la maman
d’Anaïs, Michel et Bernard sont repartis dans le froid afin
de vérifier si les balises de la CO du soir sont encore bien en
place malgré le vent. Plusieurs de nos équipiers de la journée nous
quittent là, d’autres, tout frais doivent nous rejoindre en
début de soirée.
Vers 19h le départ de la CO au score est lancé, 6 binômes s’élancent dans la nuit ventée à intervalle de deux minutes à la recherche des 18 balises.

Anaïs fait équipe avec Caroline qui
se charge de l’orientation. Les filles ramèneront 12 balises
en un peu plus de 2h20. Au compteur 13,5 km et 500 mètres de
D+ tout de même.
Yo, le spécialiste orientation, testera la nouvelle lampe Lupine Piko 6, il en reviendra ravi. La Piko partira ensuite vers les nordistes du team Issy Aventure qui courront avec un challenge francilien d'orientation nocturne ainsi que le Raid Normand.
Il
est temps de se mettre à table, Sylvie nous a préparé une
délicieuse soupe, des pâtes à la carbonara ainsi que des tartes aux
pommes, sans oublier la tarte aux coings bio de Julien, trop bon
!!!

Une fois le repas terminé les filles
tentent de négocier avec Michel de repousser le départ de gros
trail du lendemain matin. Michel finit par céder, le départ est
repoussé à 7:00, ce qui arrange tout le monde y compris les garçons
.
Réveil donc à 6h, petit déjeuner
dans la bonne humeur même si nous sommes tous un peu inquiet par ce
qui nous attend. Michel annonce un trail engagé de 5 à 6 heures
pour 18 km seulement mais avec 1300 mètres de D+ et autant de D-.
Je suis assez dubitatif mais je vais vite comprendre les prévisions
de Michel. Nous ne sommes que 9 au départ de cette nouvelle
section. On commence par une petite bosse qui permet de nous
réchauffer un peu puis très vite on bascule dans de belles gorges.
La descente est interminable mais on devine les magnifiques
paysages autour de nous.

D'épais matelas de feuilles mortes
recouvrent des pierres instables, ce qui rend notre progression
difficile à certains endroits. Au levé du soleil nous prenons
vraiment conscience de la beauté des lieux dans lesquels nous nous
trouvons. C’est aussi le moment où nous attaquons un
bon raidillon. Anaïs et Julien décident alors de faire demi-tour,
Anaïs ressentant une vive douleur sur le dessus du pied. Vers 9h30
nous arrivons au village d'Héric, point le plus bas de notre trail.
Il nous reste le gros morceau de la journée, la longue remontée
vers notre gîte via un petit chemin droit dans la pente au dessus
des Gorges d'Héric avec
plusieurs passages engagés où des chaînes ont été posées pour
faciliter les ascensions.






Caroline qui est impressionnante
depuis le début du week-end, s’accroche au groupe et ne lâche
rien. On arrive finalement au gîte un peu avant 13:00 après 5h30
d’efforts.

On y retrouve Anaïs, Julien et
Bernard qui a ramassé toutes les balises de la CO de la veille et
bien sûr Sylvie qui une fois encore est aux petits soins pour nous.
Après une bonne heure de pose on repart tous pour la dernière
section, de loin la plus ludique du week end, une section de
15 km de VTT à profil
très descendant. Michel, Bernard et Gaël nous font profiter
de leur connaissance du terrain pour nous faire découvrir de
superbes descentes techniques (juste comme il faut). Gaël nous fait
une démonstration de ses talents de descendeur, je dois dire que
c’est assez impressionnant… 1h30 plus tard nous sommes
au village de Lamalou
sous un grand ciel bleu. Le papa de Michel est là avec son camion
ainsi que Sylvie afin de tous nous rapatrier sur Taillevent, point
de départ du périple.
La dernière surprise du week end
nous y attend, Sylvie nous propose de délicieuses crêpes que nous
apprécierons fortement !
Un immense merci à Michel, Sylvie et Bernard pour l’organisation de ce week end mémorable (100 km, 3700 mètres de D+ pour environ 15 heures d’efforts). Nous avons tous hâte de remettre ça avec vous et de partager à nouveau votre état d’esprit irréprochable, votre bonheur de faire partager l'effort et découvrir les sentiers secrets de ce magnifique massif.
En quelques mots: "Plein les yeux, plein les jambes".
Récit en partie repris
(c'est moins fatiguant), tiré du texte de Jérôme Cadilhac (Issy
Aventure) sur
http://www.team-raid.com












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et ambiance assurée
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